Twitter est-il définitivement corrompu ? AddThis Feed Button

5 août, 2009

Jeu concours

Avec tout le ramdam médiatique autour de Twitter, vous vous doutez bien que cela attire les convoitises et les pratiques “douteuses”. Cela fait un petit bout de temps que les marques ont envahis (cf. Twitter + Social Shopping = Shopalize publié en mai 2007) mais il semblerait que nou soyons passé un cran au-dessus la semaine dernière.

Il y a tout d’abord cet incroyable service australien (uSocial) qui vous propose d’acheter des followers : Twitter followers ‘can be bought’. Le principe est simple : vous payez 87$ pour qu’une notification soit envoyée à 1.000 tweeteurs (il y a un tarif dégressif à 3.500$ les 100.000 followers). D’après le créateur de l’offre, la valeur d’un follower peut être estimé à 10 centimes / mois. Une valorisation fantasque qui ne fait pas l’unanimité (The Value of Twitter Followers: Quality Over Quantity).

uSocial.jpg

Achetez des followers à la pelle chez uSocial

Serait-ce le retour du surf rémunéré comme le pratiquait les cash bar il y a 10 ans ? Oui très certainement. Je préfère ne pas donner mon avis sur de telles pratiques afin de na pas heurter la sensibilité des lecteurs.

Deuxième tendance lourde avec les jeux concours visant à récolter des # (”hashtag” en anglais). Les spécialistes s’émerveillent ainsi sur l’ingéniosité de campagnes comme celle de MoonFruit : Twitter Promotion Done Right: #moonfruit et 4 Ways Brands Are Earning –and Buying– Followers on Twitter. Le principe est simple : offrir des lots (de préférence des produits car ça fait rêver) à ceux qui insère un #moonfruit dans leurs tweets. Et visiblement ça marche :

Twitter_moonfruit.jpg

La campagne MoonFruit sur

Quel est l’intérêt pour l’image de marque ? Je ne sais pas. Quel va être l’impact sur les ventes ? Très certainement nul. Cette campagne va-t-elle améliorer la notoriété spontanée de la marque ? Oui mais dans des conditions plus que douteuses (pour votre information, MoonFruit est une sorte d’agence web low cost et non un producteur de boissons). Mon avis : à campagne bas de gamme, trafic bas de gamme.

Loin de moi l’idée de jouer une fois de plus le rabat-joie mais je trouve ces pratiques particulièrement stériles. Où est le dialogue ? Où est l’engagement de la marque ? Tout ça ne mène à rien, et pourtant il semblerait que les pratiques de “hashtag marketing” se professionnalisent : What The Hashtag: Your Guide To Enigmatic Twitter Hashtags.

Bref, tout ça pour dire que la pollution et les dérives mercantiles sont une fois de plus fonction de l’exposition médiatique. Et ne fait exception à la règle, bien au contraire dans la mesure où il faut bien qu’ils trouvent des sources de revenus (cf. Twitter Loses Revenue Virginity).

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